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نسخة كاملة : J'ai vu mon Seigneur - Poème de Hallaj
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J'ai vu mon Seigneur
Note: Je propose ci-dessous une modeste traduction de l'un des poèmes les plus célèbres du Martyre de l'Amour Divin, El Hallaj. La version arabe que je traduis ici est celle que l'on chante dans le samaa soufi, et qui est légèrement différente de la version éditée dans le recueil du poète.
J'avoue que la tâche n'a pas été facile.Je ne prétends nullement avoir relevé le défi d'un texte qui se veut intraduisible. Que les cendres de l'auteur me pardonnent d'avoir , par la présente traduction, égratigné la beauté inégalée de son poème divin.


J'ai le plaisir de dédier cette humble traduction à Farid Akmache warda

J'ai vu mon Seigneur
Des yeux de mon coeur
Et je me suis écrié:
Nul doute, c'est Toi


Tu as contenu tous les lieux
De sorte qu'il n'y en a plus aucun
Il n'y a que Toi

En Toi
Aucun lieu n'a lieu
Aucun
Comment donc le où peut-il savoir où Tu es ?

Aucune illusion ne se fait d'illusion sur Toi
Comment l'illusion peut-elle savoir comment Tu es?

Ta science contourne toute chose
Ainsi toute chose que nous voyons
N'est autre chose que Toi

Je suis mort
Et dans ma mort je suis mort une seconde fois
Et dans ma seconde mort je n'ai trouvé que Toi

Dans l'effacement de mon nom
Dans la destruction de mon corps
Je fus interrogé: qui es-tu?
Et j'ai répondu: -Toi .

Tu es ma vie,
Et le secret de mon cœur
Et là où je sois,
Je suis Toi
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J'ai oublié de remercier cher Barabéri qui m'a proposé de rééditer ce poème ici, sur ce forum dédié aux écrits en langue étrangère, où justement il trouve sa place.
Merci donc cher Barabéri pour ton aimable suggestion.
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double Merci cher Nourdine,et de m'avoir honoré en me privilègiant de votre dédicace;et de cette fine traduction de ce chef d'oeuvre . :icon_salut: :icon_salut:
A moi l'honneur cher Farid. Vous méritez plus . Vous avez un goût poétique ultra fin, et je ne pouvais m'empêcher de partager avec vous la saveur d'un poème hallajien qui m'a le plus profondément marqué.
Mes meilleures amitiés mystiques.
warda